Notre histoire

Notre histoire

Dieu sait ce qui convient à chaque moment de l'histoire; il sait ce qu'il faut lui donner, ajouter, ôter, effacer, augmenter, diminuer (...) jusqu'à ce que passent à l'éternelle contemplation de Dieu ceux qui L'ont bien servi quand c'était le temps de la Foi.

 

Saint Augustin - Lettre 138, 1,5

 

 

Nos origines

Notre Ordre a pris racine et tire son origine du Monastère des Religieuses Hospitalières de Dieppe (Seine-Maritime), dont l’antiquité est telle qu'au 17 ème siècle, on en parle comme étant établi de temps presque immémorial : "Les religieuses étaient établies avant l'an 1285, elles faisaient Profession solennelle des vœux de religion et de service des Pauvres sous la Règle de Saint Augustin " (Préface des Constitutions de 1666)

 

En 1631, le Monastère de Dieppe se donna de nouvelles constitutions pour obéir aux décisions du Concile de Trente (1545- 1563). A partir de 1635, ce monastère fonde tour à tour  plusieurs monastères à la demande des évêques. La première fondation est la nôtre, à Vannes. Puis les fondations se multiplient en France et même au Canada en 1639.

Ce sont tous ces monastères qui constituent l'Ordre des Hospitalières de la Miséricorde de Jésus.

 

 

 

De Vannes à Malestroit

Les sœurs augustines de Dieppe ont une belle réputation. Si bien qu’en 1635, Mgr de Rosmadec, évêque de Vannes, demande au Monastère de Dieppe d’envoyer quelques religieuses pour servir les Pauvres et les Malades dans « la bonne ville de Vannes ». Un hôpital existe déjà dans le quartier St Nicolas, et c’est, tout près de la porte St Patern, que nos quatre sœurs normandes s’installent.

Les ressources sont maigres, le matériel manque, les lieux sont humides, l’atmosphère confinée, la nourriture plus que frugale. Malgré tout elles tiennent bon, heureuses de servir Jésus-Christ en la personne des pauvres.

La Révolution de 1789 les expulse et les dispersent.

Mais en 1803, la Municipalité de Vannes rappelle sept des anciennes Religieuses de l’Hôpital Saint Nicolas, qui se trouvaient à Vannes. C’est Rue de la Loi, qu’elles se rassemblent, heureuses de pouvoir reprendre leur vie religieuse. Les conditions matérielles furent là aussi très difficiles : il leur fallait se nourrir, chauffer, vêtir, blanchir, meubler et entretenir à leurs frais.

 

En 1853, de nouveau l’orage gronde : bien que vivant de leurs propres deniers et versant des sommes pour subvenir aux besoins de l’Hôpital depuis 218 ans, la Municipalité désire les éloigner, leur reprochant d’être trop nombreuses, de passer trop de temps à la prière. En fait la ville convoitait leurs bâtiments. C’est alors qu’elles se mirent en quête d’un lieu où elles pourraient continuer de mener la vie commune, dans la prière et le service des Pauvres, conformément à leur tradition.

Ayant appris que les Frères de Lamennais voulaient se défaire d'un grand bâtiment situé à Malestroit, les Augustines de Vannes l’achetèrent, remerciant le Seigneur de leur avoir ménagé cette résidence où elles avaient l’espoir de pouvoir continuer leur vocation : servir Dieu dans la prière et dans les Pauvres.

 

 

De 1866 à aujourd'hui

Elles arrivent à Malestroit le 25 octobre 1866, fort bien accueillies par la population, et placent leur nouveau Monastère sous le vocable de l’Immaculée Conception.

Là encore les débuts sont difficiles : la maison, inoccupée depuis de nombreuses années, n’a pas un endroit pour faire du feu, les toitures sont percées et tout à l’avenant.

Elles ouvrent un petit pensionnat, en attendant d’aménager un lieu pour établir une œuvre hospitalière. Le 6 octobre 1867, 6 élèves sont accueillies. Des constructions sont entreprises pour agrandir la maison et pouvoir aussi recevoir des vieilles femmes. 

 

Les Lois de 1902

Et voici les Lois de 1902 contre les Congrégations enseignantes en France. Elles se disent alors qu’il serait plus sage d’abandonner l’enseignement et de revenir uniquement au soin des malades.

 

La Guerre 1914-1918

Le 7 avril 1915, l'armée française arrivant à Malestroit, les salles sont choisies comme infirmerie militaire. Une fois encore, les Hospitalières s’activent au chevet des blessés.

En 1919, le projet d’une clinique chirurgicale est relancé. Certes tout est encore bien modeste, mais peu à peu les améliorations se succèdent ; au premier étage : des chambres, une salle d’opération avec ses annexes, une salle de consultation.

Et voici qu’à la Communauté se présentent des jeunes. Parmi elles, Yvonne Beauvais, entrée en 1927 qui deviendra Sr Yvonne Aimée. Le travail abonde. De nouvelles constructions s’imposent. Le 21 juin 1928, la première pierre de ce qui deviendra la clinique actuelle est bénite. Les travaux vont bon train : un an après, c’est l’inauguration. La cheville ouvrière de ces audacieux travaux est cette jeune sœur de 28 ans, Sr Yvonne Aimée.

la guerre 1939-1945

1939 : Ainsi que nous l’avons vu depuis leur fondation à Vannes, les Augustines se mettent au service des blessés. Les sœurs, en accueillant et cachant les blessés du maquis, les prisonniers, les résistants faisaient leur devoir d’Hospitalières de la Miséricorde, même si elles prenaient de grands risques. Mère Yvonne Aimée, Mère Marie Anne, Sœur Marie de la Trinité, la clinique elle-même, seront décorées à la fin de la guerre.

 

L’après-guerre

Dans la paix retrouvée, Mère Yvonne Aimée, qui s’est dépensée sans compter pour les différents Monastères de l’Ordre, en France, en Angleterre, en Afrique, est élue première Supérieure générale de la Fédération des Augustines, en 1946.

Elle meurt le 3 Février 1951, elle a 49 ans.

Elle-même aura vécue et enseignée la Miséricorde toute sa vie, depuis son plus jeune âge jusqu’à ses derniers instants.

"Hospitalisons en nos âmes cette miséricorde du Seigneur Jésus, donnons-là avec tendresse, douceur et inlassablement comme Lui, alors, elle nous reviendra double en retour par son Cœur Divin."

Dans le but d'un meilleur service, les travaux et aménagements se poursuivent à la Clinique, durant les décennies qui suivent.

 

 

Les Augustines dans le monde

 

Bien qu'autonomes, les communautés sont reliées entre elles par la charité et l’entraide. En 1946, Mère Yvonne-Aimée fonde la Fédération des Augustines de la Miséricorde de Jésus. Les monastères canadiens forment eux mêmes une Fédération particulière.

Présentes sur trois continents et en 7 pays (France, Angleterre, Afrique du Sud, Burkina, Nigeria, Canada et Paraguay) nous voulons rester ouvertes aux détresses du monde et aux besoins de l’Eglise, spécialement face aux nouvelles pauvretés. Nous nous retrouvons bien dans l’appel que lance le Pape François à toute l’Eglise. Car finalement l’urgence aujourd’hui est identique à celle d’hier : annoncer à tous la Miséricorde.

 

Visiter le site internet de la Fédération des Communautés d'Augustines d'Europe et d'Afrique

 

Tu cherches ce que tu dois donner… Donne-toi donc toi-même !

 

St Augustin