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La vocation à la vie religieuse

La vocation religieuse



 



« Viens auprès du Christ

Ne réfléchis pas longuement 

aux chemins qui mènent à Lui : 

Crois et tu viendras ! 

Aime et tu seras attiré ! »


                           Saint Augustin




Découvrez en images la vie et la vocation des sœurs augustines de la Miséricorde de Jésus en cliquant sur le lien ci-dessous :

lien externe La vocation d'Augustine de la Miséricorde

Témoignage de Jeanne

Jeanne entrée au postulat en février 2012

               Voici un an, jour pour jour, Dimanche de Pentecôte 2011, je « débarquais » au monastère de Malestroit pour une semaine de retraite.

                Le mot « débarquais » est le plus adéquat ! Le Saint Esprit m’ayant vraiment soufflée comme un navire, les voiles au grand largue, durant ces 10 jours du Cénacle séparant l’Ascension de la Pentecôte.

                Que s’est-il donc passé pour que j’annule subitement mon programme de vacances estivales, préparé  pourtant depuis longue date avec des amis, pour être poussée intérieurement à « voir » si ce qui me brûle est véritablement le chemin que le Christ m’invite à suivre ?

                Précisons d’abord que la façon dont se déroule le chemin vocationnel est avant tout personnel et donc aucunement imitable. Il est vraiment beau de découvrir au sein de notre communauté la diversité de tous ces appels qui ont conduit chacune des sœurs à vivre ici « d’un seul cœur et d’une seule âme tournée vers le Seigneur ». Mais cependant, plusieurs points me semblent importants à souligner, car je pense qu’ils sont communs à tout appel :

-                   Il est juste de se redire et de méditer sur la Bonté du Seigneur à l’égard de l’Enfant que nous sommes. Persuadés de cela, nous pouvons alors nous abandonner entre ses mains avec grande confiance. Mon Appel a vraiment résonné dans ce terreau là : déjà depuis plusieurs années j’essayais de Lui faire confiance, mais cela s’est particulièrement accentué sur plusieurs mois où, quotidiennement, à l’eucharistie, j’essayais de m’offrir véritablement à Lui. Offrande pas seulement de ce que je fais, de mes manquements ou de mes talents, mais de tout mon être. Et cela en ne pensant aucunement à la vie religieuse… et je dirais même bien au contraire, pensant avoir discerné qu’Il m’appelait plutôt au mariage !

-                   Un autre aspect commun à son Appel est celui de sa Délicatesse à notre égard et donc de sa Patience. Combien de fois je me suis lamentée en me disant que « c’est injuste qu’à 26 ans je ne sois pas mariée, alors que beaucoup d’amis avaient déjà fondé leur famille… » Mais maintenant, combien je comprends qu’ne réalité ce temps n’était pas stérile pour Lui, et nécessaire pour moi, et qu’Il préparait avec ô combien de patience à mon égard les jalons pour la suite du chemin avec Lui.

-                   Un dernier point que je voudrais aussi mentionner : bien que ce soit à nous de répondre, de nous engager par notre volonté à rentrer dans une communauté, la vocation vient toujours et avant tout de Lui ! Donc si nous laissons la porte de notre cœur ouverte dans la confiance, Il saura se faire entendre ! N’attendons pas de nous sentir dignes d’être appelés pour Lui dire oui, n’attendons pas d’être capables de dire son Bréviaire tous les jours, ou de réussir à ne pas nous endormir pendant notre oraison, n’attendons pas de penser être en mesure de vivre tout le reste de notre vie avec les mêmes frères ou sœurs, dans le même monastère… j’en suis la première bien incapable, mais écoutons ce murmure de la Parole : « ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisi et établit pour que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure. » (Jn 15). Faisons Lui donc confiance ! Soyons persuadés que tous les désirs profonds qui habitent notre cœur,c’est Lui qui les a semés, pour que nous y répondions avec Foi et Abandon.

 

                Pour moi, il est vrai que ce « Suis moi » a été clair, lors d’un moment d’adoration à l’Ascension 2011. Il faut dire que je suis têtue, et j’avais vraiment demandé au Seigneur que s’Il voulait que je fasse bien sa Volonté, il fallait qu’Il me l’indique clairement pour que fasse le bon discernement !Comme Il prend soin de notre misère ! Cet appel a retenti quelques heures après la messe où la parole « il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates » avait particulièrement fait écho en moi. J’avais alors compris que j’essayais encore de maîtriser la situation de mon avenir. Après Lui avoir remis ce Fiat libérateur, Lui redisant que j’essaierai de ne plus m’impatienter sur ce qu’Il voulait de moi, voilà qu’Il m’appelle !

                Le choix de Malestroit était une évidence pour moi. N’avais-je pas dit quelques mois plus tôt à mon entourage : « si je dois rentrer chez les religieuses, ce sera à Malestroit… Mais comme le Seigneur ne m’appelle pas… »

                Depuis longtemps je prie Mère Yvonne-Aimée, connue particulièrement par les écrits du Père Labutte. Elle m’est proche depuis mon adolescence, et j’avais la chance de pouvoir me recueillir sur sa tombe lors de mes vacances d’été.

                J’ai ensuite plus particulièrement connu les Augustines lors de pèlerinages à Lourdes avec l’hospitalité de Vannes, et depuis 2007 était fascinée par l’équilibre de leur vie religieuse et le rayonnement de leur clinique et de leur centre de formation, rayonnement européen dont le centre est bien ce « petit coin » de Bretagne. Depuis lors, je priais souvent Mère Yvonne-Aimée d’appeler des jeunes dans sa communauté… sans jamais me douter que j’y rentrerai un jour !

                                                                                                                                                                     le 27 mai 2012, dimanche de Pentecôte

Fécondité d'une vie consacrée

Vie Consacrée 2 

 

 F

ais place au Seigneur. Qu’est-ce que faire place au Seigneur ? Ne t’aime pas toi-même, aime-le. Si tu t’aimes, tu lui fermes ta porte ; si tu l’aimes, tu lui ouvres. Si tu ouvres et qu’il entre, tu ne périras pas mais tu te trouveras en celui qui t’aime.

                                      Saint Augustin, En. in Ps 131, 4-6

 

De quoi le célibat consacré peut-il être signe dans une société qui valorise jusqu’à l’excès l'idée de vie en couple ?

 

Le célibat pour le Royaume veut signifier au monde ce que signifiait le célibat de Jésus. Jésus a choisi de n'avoir ni compagne ni enfant, non parce qu'il dédaignait la vie de couple ou la paternité, mais parce que, en raison de la mission reçue du Père, il avait à se situer autrement parmi les hommes. Quelle bonne nouvelle venait-il proclamer ?

L'avènement du règne de Dieu, le rassemblement des hommes dans l'amour d'un même Père. Jésus a donc choisi de vivre en Fils et en frère. Il a choisi d'exprimer son affectivité d'homme véritable dans sa relation au Père et dans sa relation à ses frères. Il a choisi le célibat, qui permettait à son cœur d'homme, au service du Règne de Dieu, une oblativité totale et l'ouverture sur l'universel. C'est pourquoi le Nouveau Testament ne lui connaît pas d'autre épouse que l'Église.

 

De même, le célibat de la consacrée révèle au monde d'autres dimensions de l'affectivité : Il ne saurait être compris comme un mépris de la sexualité ni comme une dépréciation de la vie du couple, encore moins comme une tentative de court-circuiter l'humain pour aller à Dieu.

Au service du Royaume et avec la force du Christ Sauveur, la personne consacrée s’engage à vivre son affectivité en référence au Père et en référence à ses frères et sœurs en humanité. Par là, son célibat est signe de la gratuité et de l'ouverture du véritable amour chrétien. Il témoigne de cette liberté de pouvoir aimer sans prendre, de servir sans prétendre posséder et rappelle qu'aucun amour chrétien ne saurait se traduire par une possession de l'autre.

Offrande de tout l'être à Dieu, le vœu de chasteté débouche ainsi sur un témoignage irremplaçable dans l'Église et le monde. JP II, dans VC N° 88, nous dit : « La chasteté consacrée (…) expérience de joie et de liberté (…) constitue un stimulant précieux pour l'éducation à la chasteté, nécessaire dans d'autres états de vie. »  

 

Lorsque la consacrée, répondant à l'appel de Jésus, s'engage à la chasteté, c'est librement qu'elle dispose d'elle-même : son célibat ne lui est pas imposé; c'est un célibat voulu pour le Royaume. Elle ne se fait pas non plus religieuse pour pouvoir vivre célibataire, mais elle choisit le célibat parce qu'elle veut appartenir à Dieu, pour appartenir au Christ corps et âme, et répondre totalement à son amour.

Tout son amour va au Christ. Et tout l'amour qu'elle va donner aux autres viendra aussi du Christ. Dans toute rencontre, le Christ demeure présent, virginisant son cœur et le libérant pour l'amitié, la compassion et la miséricorde.

Oui, dans le Christ il est possible d'aimer Dieu de tout son cœur, en le plaçant au-dessus de tout autre amour, et d'aimer ainsi toute créature avec la liberté de Dieu ! nous dit encore JP II - VC N° 88

 

Parce qu'il est tout livré à Dieu, l'amour d'une consacrée devient universel, universel comme le dessein de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés. Entrer dans cet amour libre et non possessif prendra du temps, mais, parce qu'elle consent à ne jamais refermer sa tendresse sur un être privilégié, Dieu lui donne par grâce un cœur qui restera ouvert et un amour qui vibrera à toute détresse humaine.

 

Ainsi, la consacrée n’a pas de postérité dans sa chair, mais elle prolonge ce corps virginal du Crucifié dont le côté blessé a donné la Vie au monde. De cet amour virginal provient une fécondité particulière qui contribue à la naissance et à la croissance de la vie divine dans les cœurs. Par là, la consacrée fait œuvre de vie, sa stérilité n'est qu'apparente ; c'est celle du grain qui meurt en terre afin de porter du fruit.

L'essentiel de sa fécondité échappera souvent au regard ; mais, - comme le dit un auteur contemporain - « rendue libre de cœur par le don de sa force d'aimer, la consacrée devient d'autant plus amie qu’elle reste ouverte à toutes, d'autant plus sœur qu'elle ne réclame pour elle-même ni égards ni affection, d'autant plus mère qu'elle s'en remet à Dieu des fruits de sa vie, d'autant plus femme qu'elle lit ce qu'elle est dans le regard du Christ. »

 

Enfin, le célibat consacré est un signe eschatologique. Alors que le mariage insère chaque couple comme un chaînon dans la suite des générations, le célibat consacré anticipe et prophétise le terme de l'histoire où Dieu sera tout en tous. Il est signe de la vie du Royaume, il exprime l’intime nature de la vocation chrétienne et la tension de toute l’Eglise-épouse vers l’union avec l’unique Epoux, le Christ.

Les grands textes romains sur la Vie Consacrée

lien fichier pdf Scrutate - LETTRE_DE_LA_CIVCSVA
lien fichier pdf Lettre apostolique du Pape François à tous les consacrés
lien fichier pdf Le service de l'autorité et l'obéissance
lien fichier pdf Repartir du Christ
lien fichier pdf Vita Consecrata
lien fichier pdf La vie fraternelle en communauté