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Vie commune

Vie commune

 

 

M

ais nous, Seigneur, ton petit troupeau, voilà ce que nous sommes ! A toi de nous garder en ta possession ! Etends tes ailes, que nous y trouvions refuge ! Sois notre gloire ! Qu’on nous aime à cause de toi ! Que ce soit ton Verbe que l’on craigne en nous !

Saint Augustin, Conf.X, 36,59

 

Présent au milieu de nous, Jésus, qui a appelé chacune, continue de nous rassembler. C'est Lui qui est la vie et le centre de notre communauté fraternelle. L’attention aux autres, la simplicité et la cordialité permettent de goûter la douceur de vivre ensemble. La première mission des Augustines est de bâtir une Communauté d'amour. Cela requiert une mise en commun et un partage de tous les biens, des «talents » reçus, nos forces, notre temps, tout ce que nous sommes. Cela suppose aussi des temps et des lieux d'échange, pour construire la communauté. L'unité des cœurs et l'amitié qui ont leur racine en Dieu , trouvent leur expression dans toutes nos rencontres fraternelles.
Pour Saint Augustin la communauté est une famille qui se construit par la collaboration de toutes. La vie de famille est favorisée par l'appartenance au Monastère de Profession, librement choisi lors de notre entrée et dans lequel nous demeurons toute notre vie et par la Prieure qui a pour mission d'aider les sœurs à devenir de plus en plus le Corps du Christ.
Pour cela, les lieux et les moments de solitude et de silence sont conditions d'une meilleure présence à Dieu et à nos frères. Sachant que nous sommes continuellement accueillies par le Dieu de miséricorde, nous essayons d'en être témoins les unes pour les autres.

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Saint Augustin nous parle de la vie commune

 les monastères dans l’Eglise

« Qu’il est bon, qu’il est doux d’habiter en frères tous ensemble. » La mélodie de ces paroles est si douce que ceux mêmes qui ne connaissent pas le psautier aiment à chanter ce verset. Elle est aussi douce que douce est la charité qui fait habiter les frères ensemble.… Cette parole du psaume, ce doux chant, cette mélodie, aussi agréable à chanter qu’à méditer, ont fait naître les monastères. A ce chant, les frères qui désiraient habiter ensemble se sont éveillés : ce verset a pour eux été comme l’appel de la trompette. Il a retenti par tout l’univers, et ceux qui étaient séparés se sont réunis.…

On lit dans les Actes des Apôtres : « on distribuait à chacun selon qu’il avait besoin, et personne ne disait quelque chose sienne, mais tout était commun à tous. » (Act 4, 32) Que veut dire “dans l’unité” ? Les Actes continuent : « Ils n’avaient qu’un cœur et qu’une âme en Dieu. »…

C’est donc de ces paroles du psaume que les moines tirent leur nom de moines. Qu’est-ce que ce nom de moine ?… Moine signifie “un” ; mais pas de n’importe quelle manière. “Un” peut se dire d’un attroupement ; mais si l’attroupement d’une foule peut se dire un, on ne peut parler de moine. Moine se dit d’un seul. Ceux qui vivent dans l’unité, pour ne former qu’un seul homme, pour que soit vrai ce qui est écrit, “une seule âme et un seul cœur”, nombreux de corps, un d’âme, nombreux de corps, un de cœur, ceux-là on peut vraiment les appeler moines.…

« Qu’il est bon, qu’il est doux d’habiter en frères tous ensemble. » Que le psaume nous dise maintenant à qui ils sont semblables : « Ils sont comme un parfum sur la tête, qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de son vêtement. » Qui était Aaron ? Le prêtre. Qui est prêtre, sinon le seul prêtre qui est entré dans le Saint des saints. Qui est ce prêtre, sinon celui qui est à la fois victime et prêtre ? Si ce n’est celui qui ne trouvant pas dans le monde un être pur qu’il puisse offrir, s’est offert lui-même.

Le parfum est sur sa tête, parce que le Christ est out entier avec l’Église ; mais le parfum découle de la tête. Le Christ est notre tête, le Christ crucifié, enseveli, ressuscité, qui est monté aux cieux. Et le Saint-Esprit est descendu de la tête… Le parfum est descendu sur le bord du vêtement, comme dit le psaume, l’Église a suivi, et du vêtement du Seigneur, elle a engendré les monastères. Car le vêtement du prêtre c’est le symbole de l’Église. Elle est elle-même le vêtement dont l’Apôtre a dit : « le Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle, afin de la présenter glorieuse, sans tache et sans ride. » (Eph 5, 27).

Qu’est-ce que le bord du vêtement ? Le bord, c’est l’extrémité du vêtement, la fin. Qu’est-ce que cela signifie ? Ne devons-nous pas comprendre que le bord est le symbole de la perfection, parce que c’est là que le vêtement s’achève. Et est-ce qu’ils sont parfaits ceux qui savent habiter ensemble dans l’unité ? Sont parfaits ceux qui accomplissent la Loi. Comment ceux qui habitent dans l’unité accomplissent-ils la loi du Christ ? Écoute l’Apôtre : « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez la loi du Christ » (Ga 6, 2). Voilà le bord du vêtement.…

Le parfum, l’onction, est descendu de la barbe sur le bord du vêtement, celui qui est près de la tête, là où s’ouvre l’encolure. Tels sont ceux qui habitent dans l’unité. De même que l’homme passe son vêtement par l’encolure pour s’habiller, ainsi par la concorde fraternelle, le Christ, qui est notre tête, passe son vêtement, pour que l’Église s’attache à lui.

 

in Ps 132